HAIP-Programme d’intégrité dans l’Aide Humanutaire

Accueil / HAIP-Programme d’intégrité dans l’Aide Humanutaire

Transparency International (TI, en partenariat avec trois sections nationales (TI-Sénégal (Forum Civil), TI-Kenya, TI-Jordanie) et deux groupes de recherche (URD et Humanitarian
Outcomes), met en œuvre un programme d’amélioration de la capacité de la réponse dans les aides humanitaires (Enhance Response Capacity Project). C’est un programme de recherche d’une durée de deux ans (septembre 2015- août 2017) qui s’intéresse à la réponse humanitaire dans des situations d’urgence complexes (conflits, crises épidémiques), et porte sur quatre études de cas dans le monde (Afghanistan, Somalie, Liban, Guinée). Ce projet vise à améliorer l’intégrité dans les opérations humanitaires en cas de situations
d’urgence complexes. Le Forum Civil coordonne l’étude de cas en Afrique de l’Ouest et appuie l’équipe de recherche en Guinée. En outre, le Forum Civil assure un engagement
constant avec les acteurs humanitaires qui interviennent dans la sous-région tout au long de l’étude, en perspective du partage des résultats de recherche et de la formulation de
recommandations pour la phase de plaidoyer.
Ainsi, au terme de l’étude :
– Des connaissances factuelles, y compris l’analyse des risques et des bonnes pratiques
en vue d’atténuer la corruption et améliorer l’intégrité dans les opérations humanitaires relatives à des situations d’urgence, sont générées, analysées et diffusés au sein de la communauté humanitaire;
– Des recommandations et des moyens d’atténuer les risques de corruption sont élaborés et approuvés par les acteurs humanitaires impliqués dans cette étude;
– Une bonne partie de la communauté humanitaire est informée, a accès aux études de cas, et participe aux discussions sur l’intégrité et les risques de corruption dans le milieu humanitaire ;
Une équipe de TI s’est rendue au début du mois de février 2016 à Conakry afin de marquer le démarrage officiel de l’étude de cas en Guinée. Ainsi, cette mission a été initiée en
perspective de la tenue d’un atelier le 05 février 2016, pour la mise en place d’un Comité de pilotage des parties prenantes. Par ailleurs, en prélude à cet atelier, une série de rendez-vous a été fixée, avec les différentes parties prenantes de la réponse à la crise Ebola, sur toute la durée de la mission. Cela a amené l’équipe de TI à rencontrer tour à tour :
– Le mouvement de la Croix Rouge (CICR, FICR, CRG, CRF) ;
– Les organisations onusiennes (PAM, UNICEF, PNUD, OMS, OCHA) ;
– Les organisations d’US (USAID, OFDA) ;
– Certaines structures gouvernementales (Ministère de la Santé, Coordination nationale de la réponse à la crise Ebola) ;
– Quelques chancelleries (La délégation de l’Union européenne, ECHO, Ambassade de France, Centre Européen d’Appui aux processus Electoraux);
– des ONGs internationales (Plan International, Médecin Sans Frontières, OIM, ACF, ALIMA) ;
– Coopération française (Expertise France (PREPARE)) ;
– des organisations de la Société Civile (Association Guinéenne pour la Transparence (AGT), Association Femmes pour Lutte Contre MST Sida (ASFEGMASSI)
– Quelques parlementaires;
L’Objectif de ces entretiens était d’avoir l’appréciation globale des partenaires par rapport à la réponse apportée à la crise Ebola sous l’angle de l’intégrité des valeurs, leurs analyses des risques, et de voir les différentes mesures existantes ou prises au niveau organisationnel pour
minimiser ces risques. A la suite, l’équipe de recherche du Groupe URD a séjourné pendant quelques semaines en Guinée, notamment dans les régions forestières, grands foyers, afin de mener des enquêtes de terrain auprès des autorités préfectorales et des populations. Une seconde mission en Guinée est prévue dans quelques mois (3 à 4) afin de partager les résultats provisoires avec les différents acteurs humanitaires, et recueillir leurs feedback.